3 pratiques de shopper marketing à adopter en 2018

Un texte de Stéphanie Paquette et Léa Campinos

 

C’est dans le cadre du Shopper Marketing Forum 2018 que Bob a assisté à de nombreuses conférences portant sur le shopper marketing, cette bête en mutation que nous nous devons d’interpeller de manière pertinente au moyen de nos campagnes.

Stratégies d’influenceurs, impact des technologies sur les habitudes d’achat, développement de la loyauté grâce aux mégadonnées (big data), les sujets couverts par les experts du commerce de détail et de la recherche en marketing étaient aussi variés que riches en insights.

Voici les trois principaux apprentissages à retenir de cette 9e édition!

 

OSER LE RISQUE

« Il y a un temps pour échouer et il y a un temps pour rayonner. Il est maintenant temps de faire les deux! »

— Daryl Porter V.-P., Omni-Channel & Online Grocery, Walmart Canada

Avec le succès retentissant que connaissent d’innombrables start-up, il est plus que temps de s’inspirer de leurs pratiques gagnantes. Faire moins de choses, mais mieux les faire, investir dans les tests, apprendre de nos échecs et simplifier nos processus sont quelques-unes des manières pour devenir vraiment agiles.

Les cycles de développement, d’innovation et de mise en marché étant de plus en plus courts, nous devons revoir notre façon de gérer et de tolérer le risque. Car ultimement, oser remettre en question la pertinence de certaines de nos offensives nous permettrait de faire preuve d’une plus grande agilité pour ainsi mieux répondre aux besoins d’un marché en transformation constante.

 

PERSONNALISER L'EXPÉRIENCE D'ACHAT

« Dites-le-moi et je l’oublierai, apprenez-le-moi et je m’en souviendrai, impliquez-moi et j’apprendrai. »

— Benjamin Franklin

Mettre de côté le rapport qualité-prix pour prioriser le rapport valeur-acheteur est la clé pour que les campagnes actuelles aient un impact réel auprès de la clientèle et génèrent un bon rendement de l’investissement (ROI). La motivation d’achat principale ne correspond plus à ce besoin ultime d’économiser à tout prix, mais plutôt au besoin de sentir que la marque met tout en place pour offrir une expérience personnalisée optimale.

En 2018, nous sommes ce que nous achetons! Et cette valeur ajoutée se construit à la sueur de la synergie entre les différentes équipes impliquées. Mais plus encore, le partage des données et la transparence entre les marques, les marketeurs et les consommateurs sont essentiels pour bâtir cet engagement nécessaire à la pérennité du produit.

 

DEVENIR CRÉATEURS DE VALEURS

« Les consommateurs sont le produit d’une culture. »

— Christian Bourque, V.-P. et partenaire, Léger Marketing

En 2018, nous sommes ce que nous achetons, et la conférence Cracking the Quebec Code présentée par les experts de Léger Marketing vient confirmer cette tendance. Selon eux, bien que cette réalité soit mondiale, elle semble encore plus vraie au Québec. Notre côté bon vivant se manifeste par les produits que nous consommons autant que par la manière dont nous les consommons.

Comme le démontrent nos nombreux festivals, nous adorons célébrer et vivre intensément le moment présent. Alors que les Canadiens des autres provinces se disent moraux, honnêtes et bons, nous nous dépeignons comme étant affectueux, émotionnels, tolérants, sensuels, ingénieux et chaleureux. Ainsi, les produits que nous consommons se doivent d’être en cohérence avec cette culture qui nous habite et nous distingue.

Dans la même veine, la conférence présentée par l’entreprise Idea Couture démontrait que les acheteurs âgés de 18 à 25 ans – les Gen Z – sont également en quête de sens lorsque vient le temps de sélectionner un produit. Leur choix se porte généralement sur le bien ou le service qui véhicule des valeurs sociales qui les inspirent.

 

En somme, afin de demeurer au-devant des besoins de nos clients comme de ceux de nos shoppers, il est primordial d’accepter le risque, de s’investir à fond dans des initiatives qui mettent de l’avant la personnalisation de l’expérience d’achat, mais de ne pas s’égarer dans le brouillard technologique. Les consommateurs de demain s’attendent à davantage d’humanité de la part des marques et des produits qu’ils vendent. L’heure est au repositionnement de nos offres et au questionnement de nos manières de les promouvoir.

 

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